Ce que montre cette décision prise en catimini, c’est que le gouvernement est bien loin de cette exigence républicaine. Les gages donnés à bon compte pour reloger les SDF, en pleine discussion sur le droit au logement opposable, sont une insulte à la fois aux mal-logés et aux communes qui respectent la loi en accueillant ceux qui sont dans la misère, alors que dans les Hauts-de-Seine, sur ordre de N. SARKOZY, le sénateur R. KAROUTCHI fait voter une loi dérogatoire sur mesure pour l’extension de bureaux à La Défense tout en refusant la construction de logements sociaux.
Pourquoi Mme VAUTRIN et M. BORLOO n’associent-il pas les collectivités territoriales d’Ile-de-France aux discussions sur les projets de « Chalets de l’espoir » ?
Les élus dans leur ensemble n’ont jamais refusé le dialogue avec l’Etat. Faut-il encore que l’Etat sache imposer une répartition équitable des charges entre les collectivités, et en particulier n’oublie pas de prendre sa part dans le cadre d’une politique de cohésion sociale, ce qui aujourd’hui est loin d’être le cas.